Autant s'y prendre à deux fois... - ft. Gabriel Rice

 :: NEO - GOTHAM :: Downtown :: Park Row Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Jóna Hulda
There's an ordinary world
avatar
Messages : 15
Date d'inscription : 03/06/2018
Sam 21 Juil - 17:12
Je trône là, ainsi posée sur ce bitume qui ne m’est désormais qu’aussi familier qu’un matelas doux et confortable du lit d’une princesse quelconque. Je les vois bien, posée à côté de cette masse de bois informe, au sol et non loin d’un bar de punk – ils ne m’apprécient pas tant que ça, mais je ne vais pas non plus chercher à les emmerder. Dans mes accès de confiance, il m’arrive d’en tabasser un ou deux avant de prendre sévèrement cher. Je n’ai pas l’envie d’avancer, ni l’envie de croire en moi, en eux, en qui que ce soit. Je reste dans mon coin, j’ai compris que je devais me calmer. J’ai compris que je me devais d’être de moins en moins violente. Que les gens me jugeraient quoiqu’il arrive. Je n’ai pas pour prétention d’avancer dans un futur qui pourrait semblait aussi bien illusoire qu’étouffant. En soi, je me complais parfaitement dans ce mode de vie actuel. Et ce malgré la précarité maintenant entretenue. Sans adresse et presque sans nom, je ne suis désormais qu’une pourriture, reine de ces parcelles de vie.

J’entends encore les cris gronder de ce bar de cas sociaux à côté de moi. Je n’ai pas la force de me relever afin d’aller les voir, leur dire de baisser d’un ton, car ils me connaissent, sans doute en mal. Je n’ai pas vraiment l’intention de leur adresser la parole, et je n’ai pas non plus l’envie de m’en prendre dans les dents pour une raison qui m’échapperaient sous prétexte que j’ai des nichons et une gueule de hippie. Avec leur tronche de cake, je n’ai pas spécialement la prétention de porter de jugement à valeur positive envers leur tête de drogués et d’alcooliques. Mes yeux se ferment lentement malgré le bruit ambiant je commence à fermer les yeux. En  quoi cette journée avait-elle été fatigante ? J’ai l’impression de perdre en énergie à ne pas savoir que faire de mon temps, à me dépenser. Je n’ai pas d’animal pour me tenir compagnie contrairement à beaucoup, je n’ai pas de collègues qui souhaitent souvent rester avec moi, et le dernier à l’avoir fait est mort à cause d’un junkie sous ecstasy. Fils de pute. Comment voulez-vous avoir confiance envers les crevards qui peuplent cette ville de consanguins mêlés de fiotte et de tueurs. Au moins, c’est un milieu très hétéroclite. J’en voudrais parfois presque oublier la raison de ma présence ici tant elle me ronge encore et toujours. Sans cesse.

Et c’est sur ce sentiment de bouffe intérieur constant que je commençais à somnoler. Mes sens ne s’éveillaient pas et je n’avais pas intérêt à ressentir quoique ce soit, quand je finis par me rendre compte que mes pieds ne touchaient pas le sol. Je n’ai pas le temps de réaliser qu’on m’avait relevé qu’un énorme coup dans le bas ventre me fut porté. Là par contre je suis réveillé ; les yeux écarquillés, à presque en pleurer, voilà que ces acouphènes reprennent. Je l’entends brailler de la merde, l’autre. Il gueule comme un putois, sur ma tronche. Putain, pour un soir où je me fous de la gueule de personne où j’arrive à me calmer, il me voit quoi l’autre fils de ses morts de chiennes de pute, sérieux ?! Je lève doucement la tête, et je le vois, avec sa moue d’enfant, me dire des trucs désobligeants, et si ses paroles ne m’atteignent pas, son ton et sa démarche me mettent hors de moi. Je cherche à me relever avant de reprendre un énorme coup de pied. J’entends enfin ce qu’il cherche à me dire depuis tout à l’heure :

« - … À faire ton allumeuse, aussi, tu crois vraiment que je vais te laisser faire ? T’as une tête à aimer ça et tu me laisses en plan, pétasse ? »

… Hein ?

Je suis paumée, et j’ai pas le temps de chercher à lui demander poliment de quoi il parle avant de me remettre un coup. Il parle d’un bar… Quoi le bar qui a là, sérieusement ? J’en reprend un coup. J’ai même pas la force de décrire ce sentiment de faiblesse mêlés à la douleur qui m’arrache au trip.. Et il recommence, il balance une nouvelle fois le bout de sa pointe de pied dans l’abdomen, la poitrine, puis commence à s’attaquer à mon visage.

Je réfléchis même pas. Je me relève, et attrape sa jambe quand il cherche à recommencer. Cette sale merde est tellement shooté dans tous les sens qu’un rien lui fait tomber. J’ai même pas l’occasion de fumer un joint qu’on vient déjà me casser les couilles en début de soirée. Je m’allonge sur lui en l’enchaîne de coup de tête dans le nez, sur son front ; il en prend pas assez ? Je recommence. Et je recommence. Et il encaisse un coup, deux coups, trois coups, cherche à se défendre et me repousse. Il sort un couteau. Il me demande si j’ai peur. Je crois… Je crois que c’est ce qu’il dit ? Ses paroles sont distordues, et il a l’air de bégayer. Il aurait peur, ou c’est juste moi qui vrille encore ? Je m’approche sans peur et lui le couteau tendu vers moi. Quelques uns nous regardent en se moquant, et le voilà qu’il cherche à me planter. J’évite en vain son premier coup rapide, mais vois le second arriver. Je peux pas l’éviter. J’y envoie mon épaule et lui agrippe le bras, avant de chercher à la faire tomber une nouvelle fois. J’entends son crâne taper contre le sol, au moment où je commence à le mordre à sang au niveau de la joue. Je ne le vois même pas crier. Je ne le vois même pas commencer à s’extirper, pourtant, il me semble bien vivant, il me semble bien là. Puis on me tire.

Une force m’emmène voir ailleurs si j’y étais (manque de bol j’y étais pas) avant de me faire comprendre à coup de bousculade et de pousse que je n’étais pas vraiment bien placée là où j’étais. On me jette ainsi sans vergogne, avant que je me rende compte de ma plaie à l’épaule : grosse, vilaine, dangereuse, et surtout sans couteau. Quand a t-il été retiré ? Enfin, c’est bien le cadet de mes soucis, actuellement. Je prend mon sac à la force de mon bras droit – celui valide, donc, et m’éloigne un peu, marchant à peine plus loin jusqu’à trouver une espèce de petite bouche incendie. Elle a l’air accès au publique, autant commencer à en profiter pour l’ouvrir et de l’eau sur ma blessure. Ça sera toujours ça de fait.

[HRP – Je reprends ce personnage de zéro, j’ai du mal avec la narration, et la manière de RP, donc t’étonnes pas si ça change du tout au tout d’une réponse à l’autre °^°]
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Rice
On the wrong side of Heaven
avatar
Messages : 14
Date d'inscription : 02/06/2018
Sam 21 Juil - 19:51
Je sais pas si vous avez déjà vu un punk volant ? Non ? Bien venez au Black&White et vous serez servis. Y'a un petit con qui a essayé de jouer aux durs avec moi. Monsieur voulait un verre gratos pour avoir été brusqué par le portier. L'idiot. Il n'a pas aimé que j'éclates de rire et voulais se battre. Il ne me le dira pas deux fois. Comme vous pouvez le comprendre, ça ne s'est pas très bien passé pour lui. Il s'est rétamer la gueule dans la voiture qui était stationné devant. Le pire dans tout ça. Il m'a menacé d'appeller la police. Comme si le GCPD allait venir dans Park Row pour une bataille de bar. Ils ne viennent qu'à contre coeur lorsqu'il y a un meurtre.


La chaleur étouffante de l'extérieur contraste avec la climatisation de l'intérieur. Plusieurs réguliers fument avec une bière devant la porte. Je m'allume donc un joint pour voir deux mecs qui se battaient un peu plus loin. En regardant de plus près, je vois que c'est une femme qui se fait tabasser. Putain de merde. Et moi qui pensait passer une soirée bien tranquille.


Elle semble bien se débrouiller mais d'autres ont rejoint le petit con qui l'a attaquer. La fille arrive à s'en sortir pour nettoyer une plaie qui me semble plutôt profonde. Ça peut attendre. Je fonces vers le premier gars et lui éclate ma botte dans le genou. Si on en croit le craquement sonore. Il est bien cassé. Il hurle comme un débile. Oooh ta gueule... J'attrape une bouteille de bière au sol et lui écrase sur le nez pour qu'il se la ferme.


Deux autres maintenant.Avec ma bouteille cassé, Je crève l'oeil du premier avant de lui éclater mon poing métallique dans les noix. Aveugle et fertile. Ça va lui apprendre à attaquer une femme. Le troisième homme. Un énorme gars à la barbe hirsute que je vois régulièrement au bar.


"Stp Gaby !! Ne me fait pas de mal. Je fous le camp la !"


J'entend alors l'eau couler derrière moi. Je dois aider cette fille. Je reverrai ce gros tas de merde. Je suis pas inquiet pour ça. La fille à une belle coupure sur l'épaule. Il faut cautérisé et recoudre au plus vite mais pas question de l'amener à l'hopital. Ils sont plus doué pour tuer les patients que pour les sauver. J'ai l'impression de ne faire que ça depuis quelques temps. Il y a peu, j'ai fait la même chose avec ma petite soeur qui était arrivé ultra amoché.

Je me penche sur elle et lui parle d'un ton calme.

"Je m'appelle Gabriel. C'est quoi ton nom ?"

Revenir en haut Aller en bas
Jóna Hulda
There's an ordinary world
avatar
Messages : 15
Date d'inscription : 03/06/2018
Lun 23 Juil - 11:40
Le début de flotte que je balance de manière spartiate semble soulager dans un premier temps, mais je sais que le temporaire ne va pas me sauver et il me faut rapidement de quoi cautériser tout cela. Mon instinct un peu plus stable semble prendre le dessus, et ce n’est pas plus mal. Je ne suis pas là à crier après un connard avec une chaussette au bout du bras, ni à menacer un autre clochard. Là je suis bien moi-même, et je me repère dans l’espace comme étant en danger, et rien d’autre. Les gens s’en foutent de moi et c’est tant mieux, je ne veux pas de leur avis. Ils sont après tout si peu nombreux à passer que je pourrais m’abstenir de leur rétorquer quoique ce soit s’ils se montrent provoquant. De toute façon, je dois me concentrer sur ma plaie. Je ne la voyais pas si grave… après tout, il ne s’agissait là que d’un simple coup de couteau, non ? Je n’ai pas à m’en faire, ça devrait passer…

Putain ça pique. Je sens l’eau pénétrait mes pores et c’est tout sauf agréable. Cette eau semble calcareuse et peu traitée, et si en soi ça ne me dérange pas en temps normal, je préfère éviter de développer une saloperie ainsi. Ce n’est ni le moment, ni la journée, ni quoique ce soit pour développer un problème à l’épaule, genre, pas maintenant. Je vois un homme. Grand, imposant… j’ai l’impression que c’est une description banale des mecs de cette ville. Je le laisse s’approcher, méfiante, je garde ma main sur mon épaule en sang. Ils sont venus me finir ? Non. Il semble bienveillant. Bienveillant… En voilà un mot étrange, à prononcer dans ces rues, dans cette ville et dans cette vie. L’air un peu trop confiant à mon goût, et il se pose par-dessus moi, se présentant poliment.

« - Je m’appelle Gabriel. C’est quoi ton nom ? »

Je me mis à pouffer de rire. Oui, je trouvais cela relativement stupide. Un gars tanké ainsi, nommé Gabriel… Genre, comme l’ange Gabriel… J’ai l’impression d’être piégée au milieu d’une mauvaise blague, mais je n’allais pas pour autant me montrer virulente. Il me propose ainsi d’entamer une discussion. Est-ce-que j’ai fait quelque chose de particulier pour mériter l’attention d’un gonz’ pareil ? Partant de ça, je soupire un coup et me relève face à lui.

« - Je m’appelle Marie. Quoi que tu en ait quelque chose à foutre, tu fais quoi ici ? Si t’es partie pour me finir, c’est mort, j’peux encore t’enculer et te laisser crever la bouche ouverte. Des comme toi j’en ai déjà tabassé des dizaines, dont un sous tes yeux. Donc à moins que tu daignes me payer un restaurant cinq étoiles avec vu imprenable sur le paradis, mon ange Gabriel, je te prie de pas trop… insister. »

Argh. Ma blessure me fait mal. Genre vraiment. C’est bien ma veine, de devoir me tenir ainsi. Je ne suis pas en position d’attaque, et il est pas trop con pour s’en apercevoir. Au moindre faux pas, je me démerde pour le cogner suffisamment fort pour me laisser me barrer. Le mur des rues derrière ne me laisserait comme possibilité que les deux côtés. J’ai l’impression d’être comme enfermée, c’est oppressant.
Revenir en haut Aller en bas
Gabriel Rice
On the wrong side of Heaven
avatar
Messages : 14
Date d'inscription : 02/06/2018
Jeu 13 Sep - 18:54
Vulgaire comme elle est, ce n'est pas très surprenant que quelqu'un veule la tabasser... Elle est amochée et risques de perdre son bras si on ne fait rien. Non que j'en ai quelque chose à foutre, je me débrouille bien moi. Bon, c'est vrais que c'est pas tout le monde qui a la chance d'avoir un pote inventeur comme Willy.

J'éclates de rire en l'écoutant. Elle à quand même les couilles de me menacer alors que je suis clairement avantagé. Plus de couilles que n'importe quel idiot dans ce bar, en tout cas. J'aime bien. Bon je devrais l'aider.

"Écoute moi bien, p'tite conne. Je suis loin d'être un ange mais t'es dans une sale position la hein ? Tu as 1h maximum avant qu'il soit trop tard. L'eau avec laquelle tu as nettoyé est aussi propre que les connards qui t'on attaqué. Tu as de grosses chances de perdre ton bras. Alors tu as deux choix. Tu me suis et je t'aides à nettoyer cette blessure ou bien je te laisse crever la sur le pavé. Tu as des couilles de me menacer mais ça ne te sauvera pas...Tu fais quoi ?"


Je n'attends même pas la réponse que je quittes pour le bar. Qu'elle me suive ou non, je n'en ai rien à faire. En arrivant dans mon bureau, je sors une bouteille du tiroir. Moonshine tout droit sortit d'une petite ferme de Smallville. Un vieil homme dont les deux neveux font la livraison dans leur vieille voiture orange. J'ai même couché avec leur jolie cousine.


J'en prend une longue gorgée et sort le kit de premiers soins. WOW. Ce truc est assez puissant pour rendre aveugle. Parfait pour nettoyer une plaie comme ça. Reste à voir si cette sauvage m'a suivi. Elle va avoir mal lorsque je vais verser mais bon. Je vais sauver ce bras.

J'entend la porte derrière moi.

"Bon t'es prête ? Tu va avoir mal, je t'avertis d'avance. Tu voudrais peut-être prendre une gorgée avant de me laisser nettoyer cette blessure. "
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» [AVIS] SFR - Internet deux fois plus rapide
» STEPHANIE PLUM (Tome 2) DEUX FOIS N'EST PAS COUTUME de Janet Evanovich
» [Evanovich, Janet] Stephanie Plum - Tome 2: Deux fois n'est pas coutume
» L'AMOUR FRAPPE TOUJOURS DEUX FOIS (Tome 2) de Stéphane Daniel
» [James M. Cain] Le facteur sonne toujours deux fois

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Children Of Gotham :: NEO - GOTHAM :: Downtown :: Park Row-
Sauter vers: