Laissez place à la reine. ft. Sasha S. Todd

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Jóna Hulda
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Date d'inscription : 03/06/2018
Sam 21 Juil - 19:10
Je sais même plus par où commencer. C’est tellement vaste et y’a tellement de trucs qui se font, dans le coin. Que ce soit contrefaçon, prostitution, il y en avait de la marchandise qui circulait dans ce coin là. On m’avait dit qu’en tant que gonzesse comme j’étais, j’y rentrerai jamais. Ils me connaissent vraiment mal. J’arpentais le coin et me faisait reluquer par tous les mecs du coin, mais j’en avais rien à battre, je me renseignais comme une simple touriste, et aux yeux des gens : je suis une proie aisée pour les chiens, les dalleux et autres arracheurs de sac à main de bas étage. J’avais bien récupérer un petit morceaux cutter rouillé, ais en faire quoique ce sot, c’était une excellente question. Me défendre, et devoir éviter une agression potentielle allait déjà devoir résulté de la question ‘’de qui vais-je être le casse dalle’’ et ça, ça me donnait déjà une longueur d’avance sur eux, donc les quatre connards qui me suivaient depuis un peu plus d’une trentaine de minute. Mais mes tours en rond les fatiguent. Je le vois bien, je ne tiendrai pas si je continue ainsi.

Tournant juste maintenant, y’a un mec qui me fixe méchamment. Parfait. J’en profite pour lui filé un énorme coup de genoux dans le ventre de manière à ce qu’il me prenne en chasse. Je n’ai plus qu’à espérer n’avoir désormais que lui au cul. Je n’entends rien, derrière moi. Étrange. Pourtant je n’ai pas couru bien longtemps. Je me permet de retourner rapidement en arrière, avant de voir le pauvre vieux se faire tabasser allègrement par mes poursuivants. Ou du moins deux d’entre eux. Bon, cette affaire me vaudra sans doute une primer d’une valeur de vingt dollars, mais ça m’aura au moins fait rire de voir un clampin lambda se faire tabasser par des brutes épaisses comme ça. Enfin, clampin lambda, il doit au moins être ‘’commerçant’’ pour traîner dans le coin. Par doute, je me permet de retourner en arrière, vers ce qui semblait être son stand. On aurait dit du saucisson et de la charcuterie en tout genre. Ma foi, en soi relativement banal, bien que les prix soient extrêmement correct. Je ne me fie pas aux indications, mieux vaut éviter de toute façon. Je sais très bien que ce n’est pas des plus conseillé, et puis si jamais je me dois de regretter d’assouvir mon début de famine par quelque chose qui au final me répugnera plus qu’autre chose, je n’ai pas fini d’être dans le mal. J’en profite pour prendre un peu d’argent et repars comme si de rien n’était. Pour l’instant, je prie le bon Dieu de ne pas retomber sur des rapaces et des potentiels agresseurs.

Je repars de plus belle mon saucisson à la main, le croquant à pleine dent, les poches étant remplies de ce genre de mets délicieux, continuant ainsi d’arpenter les alentours du Blackyard. Ce marché noir reste impressionnant et sublime, de sa beauté en résulte les pires horreurs exposées comme dans un musée… J’ai l’impression d’assister à une exposition sur tout ce qui peut se faire de plus malsain et de plus dangereux – et quand je passe d’un stand avec des fusil et des armes de poings à un autre avec des sachets réfrigérés, où je serai sûr de trouver autre chose que du saumon frais, je ne peux pas m’empêcher de trouver toute cette cruauté fascinante. En passant un peu ce qu’on pourrait comparer à des rues, je croise diverses personnes, souvent d’origine masculine et d’origine… Euh, incertaines… Et entre des services en tout genre et des phrases d’accroches bidons, je me retrouve à assister à une bagarre générale à peine plus loin. Ces rues sont vraiment magnifiques. Et rien ne m’arrachera ce sentiment de bonheur qui s’éveille en moi à chaque fois que j’y fous les pieds et que je remarque quelque chose de ce genre. Rien au monde ne me fera plus brûler d’envie que d’y passer un temps infini à admirer la crasse, l’horreur et et les démons s’en jouer et faire l’amour dans un tel cabaret sauvage.

Regarder les gens danser à leur rythme et s’embrasser sur un ton si blafarde et universel, j’aime voir ces salauds danser faire leur ronde dans leur envie de faire naître en chacun le désir. Le désir d’animer son âme, son corps. Celui de se battre afin de perdre cette envie, cette essence de vie. Tout cela me semble autant raccord que contradictoire que je finis par me poser entre deux stands un peu éloignés. Ils me saluent poliment et je leur répond en retour. Ils n’ont pas l’air hostile, ni de chercher la merde, bien au contraire, ils ont l’air d’avoir passé une sale journée, et leur envie qu’elle continue ainsi n’est plus de cet ordre. Ainsi, ils me laissent sortir mes feuilles et mon bout de tabac, effritant un peu le dernier bout de ma barrette de la veille dans mon futur joint, cherchant juste à apprécie un tel moment d’euphorie quant à cette vision pitoyable d’une société en marge. En marge du monde et des principes moraux pré-établis. À côté d’eux je me sens comme être un ange qui ne faisait qu’admirer leur bassesse globale. Leur médiocrité. Leur insignifiance. Là maintenant, devant eux, je suis supérieure à eux. Là maintenant, en ces lieux, je me sens reine.
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Sasha S.Todd
Living like i'm a renegade
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Date d'inscription : 03/06/2018
Dim 22 Juil - 19:38
Il n'était pas question de leur donner raison. A ces loups, ces créatures de minuit aux crocs acérés et à l'œil vif. A peine remise sur pied, que l'enfant de Gotham leur démontrait qu'elle ne pourrait mourir, à l'image du chiendent. Elle viendrait fleurir leur tombe au mois de mai et continuerait à rire de leur bêtise longtemps après. Elle n'avait pas revu Trevor depuis l'incident, et se fichait dans le fond éperdument de l'état dans lequel ce dernier pouvait bien se trouver. Qu'il crève, qu'ils crèvent tous. Les mécréants, les riches, les dictateurs de la bonne conscience, les flemmards, les sans papiers, les gens respectables, les clochards, les chômeurs, les génies, les sauveurs de l'Humanité, les crapules, tous n'étaient rien de plus qu'un immonde tas de déchets laissé à l'abandon sur les trottoirs de Gotham et du monde.  Sasha les haïssait. L'adolescente semblait incapable de montrer le moindre signe de compassion à cette heure pour le bouseux et l'opprimé. Parce que la douleur, c'est le point de rage. Parce que la douleur, c'est la volonté. Parce qu'au fond du gouffre et ivre de ses tourments, c'est par sa force qu'elle se hissera au dessus de vos têtes pour défier votre fausse noblesse.

Le regard mauvais, Sasha se perdait entre l'enfance perdue et colères adolescentes. La hargne dans la gorge. Il était impossible de deviner son âge jusqu'à ce que dans deux éclairs de rage, la férocité de sa jeunesse ne nous explose au visage. A cran et sur les crocs, l'enfant jamais née, l'enfant de ceux qui ont connu la mort, l'orpheline, déambulait et rejoignait celui qui lui fournirait contre monnaie sonnante et trébuchante son du de ce soir. Elle s'approcha d'une échoppe, jetant négligemment un regard à l'âme abandonnée qui s'était installée là. Rien de plus que la plèbe et ses souillons. Son attention se porta alors vers le tenancier de l'échoppe. Il était temps de jouer son rôle, celui du chien qui abois et qui mord.

- Tu as du retards Chaussette.

Annonça-t-elle fermement. Le vice dans le cœur et le dédain dans le regard. Face à elle se tenait une brute épaisse de plus de deux mètres. Son air ahuris et le filet de bave au coin des lèvres trahissaient d'une vivacité d'esprit rare au commun des mortels. A son poignet gauche, trônait une chaussette de sport blanche, à laquelle on avait greffé maladroitement des yeux. Comme une marionnette que l'armoire semblait animer sans en avoir réellement conscience.

- Tu pourrais commencer par dire " bonjour ". C'est pas comme ça que ta mère t'a éduqué !

S'exclama avec grandiloquence la marionnette de sa voix nasillarde et dérangeante. Trois. ce fu le temps en secondes que Sasha mis à perdre son calme après l'évocation de son éducation ratée. D'un bond agile, elle se hissa sur le comptoir, avant de s'accroupir pour mieux se tenir à hauteur d'yeux de la chose en coton.

-  Un mot de plus sur le sujet le buvard à merde et tu finis dans le fondement de ton abrutis de copain. Maintenant, dis moi ce que je veux savoir, parce que si ma mère ne m'a pas éduqué à me montrer malpolie, elle a aussi soigneusement oublié de m'enseigner la patience.

Son regard avait là quelque chose de dérangeant. A l'image de cette tâche blanche dans le fond de l'œil des chevaux dit fous, ceux que l'on abattait à cause de leur dangerosité. Le morceau de tissu resta à soutenir le regard de l'adolescente une minute, avant de s'adresser au monstre humain, auquel il prêta l'appellation de " Bob ". Ce dernier s'anima alors, ouvrant un solide casier dont il extirpa une enveloppe marron crasseuse et tâchée. Sur cette dernière, on pouvait y trouver le fière logo de la Lex Corp inscrit à l'encre noir, qu'on aurait effacé par négligence. Bob lança cette dernières aux pieds de la gamine, toujours postée sur le comptoir.

- C'est la dernière affaire sur laquelle elle bossait. T'y trouveras des notes sur les cobayes qui sont sortis des tréfonds d'Arkham après leurs expériences, et la piste qu'elle a remonté jusqu'à la LC la concernant. Maintenant, ma came !


Sasha ne pris pas la peine de regarder à l'intérieur de l'enveloppe, Chaussette était quelqu'un de réglo malgré son apparence atypique. Et de toute manière... Elle saurait comment lui causer du tord.  Elle sorti d'une sacoche deux épais sachets de plastique, remplis à craqués d'une poudre bleue brillante.

- CPH4. Pur et stabilisé. Pas besoin de te laisser la notice, tu sauras quoi faire avec ça.

Elle avait énoncé ça sans lui adresser le moindre regard, se contentant de glisser l'enveloppe dans sa sacoche et quitter son pied d'estale.

- Je passerais dans deux semaines voir comment tu te portes. En attendant, tâche de faire des étincelles.

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❝ ON A DEAL WITH THE DEVIL ❞
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Jóna Hulda
There's an ordinary world
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Date d'inscription : 03/06/2018
Dim 22 Juil - 22:59
Brisé. Un silence brisé. Un silence et un calme assourdissant brisé par une proximité trop importante, et les commerçants ne côtoient pas les nobles, les pourritures comme cette personne siégeant sur son étale, à mes côtés, ne doit en rien s’interposer avec les problèmes de la plèbe. C’est son haut statut que je lui ai conféré, qui lui permet d’être à mes côtés et qu’il en a ce mérite, c’est grâce à moi, s’il en est là aujourd’hui ! Mon sang coule depuis des générations dans la noblesse, dans la haute dignité consanguine des rois, des reines, des ducs et des princes Hulda ! Rien ne me fera retirer mon statut de princesse et de dirigeante, aujourd’hui je suis son salut, comme je l’ai été pour bon nombre de cette basse populace, de ces miséreux qui se croient puissant à défier mes lois et ma volonté d’être, et aujourd’hui, ils ont l’audace de s’énerver devant moi, pour me divertir, tandis que ce crevard ne respecte mon silence ? Le mien ? Jamais il ne sera aussi bien reçu et traité que je n’ai pu l’être dans ma grandiose et sublime vie, jamais il ne pourra se pencher sur la question des rois et reines scandinaves, et il ne recevras que les châtiments les plus divins, il restera en bas !

Qui est-elle ? Cette femme à l’allure de catin, de jeune dévergondée, que fait-elle dans mon antre ? Que fait elle au sein même de mon royaume ? Jamais je n’accepterai de telles femmes aux allures si vulgaires ! Les vraies femmes se couvrent et se protègent à l’abri des chiens galleux, en manque et en volonté primaire et immature. Elle, ses seins se voient bien trop. Elle est vulgaire, et le terme de catin est quelque chose de trop poli. Elle vaut presque autant que ces dévergondées des quartiers sud ou des docks, heureusement qu’elle ne porte pas de talons haut ou de legging, sinon je l’aurai empalé sur place pour son manque de respect. Elle a brouillé et détruit mon pseudo sommeil, et elle va somme toute payer pour cet affront. Elle n’en ressortira pas indemne, et elle saura que la fureur de ma personne ne se fait sentir qu’une fois, et que plus jamais on vient emmerder la grande et sainte Jó…

« - … des notes sur les cobayes qui sont sortis des tréfonds d’Arkham après leurs expériences, et la … »

… Qu’a t-il dit… ? Non. Pourquoi le seul moment où je m’intéresse à ce qu’ils disent c’est… ça ? Ils l’ont brisés. Ils ont brisés mon sommeil. Je n’en veux pas, je n’en veux juste pas. Je ne veux ni de leur compassion, ni de leur excuse, ni de quoique ce soit d’ailleurs. Je ne veux pas leur sainte paroles de prêcheur et leur pensés désolés – de toute façon ils ne le seront pas ! Je vois un sachet passer et quelque chose de rendu contre une enveloppe. Suis-je si insignifiante pour qu’ils ne m’aient point remarqués ? Je fais quoi ? J’hésite à me lever ou à récupérer le dossier, mais ça n’a pas l’air d’être une nana qui rigole bien longtemps. Le baraqué de vendeur a l’air de flipper un peu à l… Attend. Une chaussette ? Je sais que je suis pas la meilleure personne pour parler de tout cela, mais… Une chaussette ? Mais…

« - C’est génial ! Je veux chaussette !! »

Je me lève et me précipite vers ce bel homme grand et fort, qui me semble si amusant ! Il ne semble pas jouasse de me voir, mais qu’importe, la présence de cette chaussette me réchauffe le cœur, elle semble humaine, plus humain que ces bouffons qui se font la guerre à côté, elle semble avoir une âme, un cœur ! Je la veux, mon dieu. Cette chaussette me plaît tellement, elle me plaît ! À peine que j’ai eus le temps de me lever que je suis déjà accroché au bras de cet homme, me posant à caresser cette chaussette comme mon nouveau précieux, comme une partie intégrante de mon cœur, elle est en face de moi, je ne peux pas. Je ne retiens plus rien. Mon corps… Je le sens vibrer tandis que je sors le plus rapidement possible mon couteau pour m’attaquer au bras de ce tortionnaire qui a osé fourré cette douce chaussette à se faire pénétré du bout du bras, pointant le bout de la lame sous la gorge du vendeur. J’ai l’impression que tout s’est fait quelque instants… C’est dingue, ce que l’amour peut faire faire !

« - Écoute moi plébéien, je suis la reine Hulda, et si tu ne libères pas cette magnifique chaussette de ton emprise, je t’arrache la gorge et je la récupère de force, car elle mérite la vie, autant que n’importe quelle chaussette ! Ton bras n’est qu’un instrument de torture et non, ne parle pas petite chaussette, je sais que tu as mal, mais ça va passer, tout va bien se passer, va, je vais te libérer de cette emprise maudite et douloureuse, ton existence n’aura qu’un sens à mes côtés désormais. » dis-je, encore accroché au bras de cet homme immonde et crapuleux.
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